Under the shadow of my boughs

A une amie que l’envie de chanter démangeait, mais qui ne se sentait pas d’écrire des paroles, je promis un jour de composer un texte à mettre en musique. Voilà donc quelques words for music perhaps, que je livre en pâture aux inspirations des uns et des autres…

*

Promises, oaths, sorrowful songs,
Prayers, poems, words of despair;
I can remember what was told
Under the shadow of my boughs.

Exhausted poets came by me
And found my leaves a fitting roof;
I can remember what they dreamt
Under the shadow of my boughs.

Broken-heart lovers ran crying,
One put a rope around her neck;
Her body hanged and disappeared
Under the shadow of my boughs.

You wand’ring man, in quest of those
Legends the winds bring from afar;
Sit down and hear the dead talking
Under the shadow of my boughs.

When through my leaves the winds do blow,
Making of me a giant lyre,
Melodies fall like golden wreaths
Under the shadow of my boughs.

5 thoughts on “Under the shadow of my boughs

  1. Francis jeudi 5 novembre 2009 / 16:49

    J’aime bien votre blog. La fraicheur de la poesie chez les Romantiques- sa transcendance dans les Upanishads.

    N’y aurait-il pas la memoire de quelques vers de Shelley dans ce delicieux poeme?

  2. Maxime jeudi 5 novembre 2009 / 19:35

    Ce n’est pas à Shelley que j’aurais pensé ; je ne connais pas assez profondément ses poèmes, pas autant que Wordsworth ou Yeats, que je peux citer par cœur. Yeats, pour qui les Upanishads ont été une grande source de méditation. Je dois confesser que mon intention secrète était de produire quelque chose que Bob Dylan aurait pu chanter… mais soyons honnête, tout le monde n’écrit pas « Blowing in the wind »…

    Merci de vos encouragements, je m’en vais de ce clic découvrir votre blog.

  3. Francis vendredi 6 novembre 2009 / 12:02

    « When through my leaves the winds do blow,
    Making of me a giant lyre,… » me font penser a des vers de Ode to the Wild West Wind de Shelley: « Make me thy lyre even as the forest is… »

    Yeats…moi aussi j’ai retenu, si j’ose dire, un nombre de ses poemes, mon favori etant: The Song of Wandering Aengus. Tant de choses sont contenues dans ces lignes. « The Lake Isle of Innisfree », etc.

    « Melodies fall like golden wreaths
    Under the shadow of my boughs »

    La poesie me semble parfois etre un moment, un lieu ou s’arrete la memoire d’une beatitude passee ou future…l’actualisation de cette beatitude dans la beaute. Enfin, c’est maladroit, mais je le pense.

  4. Maxime vendredi 6 novembre 2009 / 12:30

    Je suis honoré de voir que ce que j’ai écrit fait écho à Shelley.

    Votre définition de la poésie n’est pas du tout maladroite. Voilà une belle expression : « l’actualisation d’une béatitude dans la beauté ». C’est à peu de choses près la définition de la poésie selon Wordsworth, qui cherche à révéler grâce à l’écriture poétique un sens transcendant dans les souvenirs qu’il évoque, les fameux « spots of time ». J’ai défini cela comme un travail de conscience de soi dans une note récente sur la question du temps, mais sous ces diverses formulations c’est la même chose qui revient, que vous avez bien formulée.

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