Quelque chose comme un projet de thèse…

… sur l’œuvre d’Yves Bonnefoy.

L’œuvre d’Yves Bonnefoy est aujourd’hui l’une des plus influentes dans le domaine de la poésie. Sa poésie est (presque) unanimement célébrée et déjà abondamment commentée, tandis que sa pensée a contribué au renouvellement du paradigme des études poétiques dès les années cinquante. La rapide sortie des rangs surréalistes et la distance critique prise avec Valéry constituent les deux points fondamentaux, désormais célèbres, de l’entrée en poésie du jeune Bonnefoy. La critique du concept, et avec elle la tenue à distance de la philosophie, est le troisième point de ce positionnement initial dans le champ intellectuel, tandis que la sélection de figures tutélaires l’ont aidé à trouver des fondements pour sa pensée. Dès le début, le geste est double : tenter de définir ce qui distingue la poésie des autres tentatives de l’esprit, et construire une tradition poétique, redéfinir les contours d’une histoire et le contenu d’une mémoire.

Conséquemment à ce positionnement initial, Yves Bonnefoy a dû trouver sa place au sein d’une activité intellectuelle intense et dont l’audience fut forte. Ce qu’on nomme aujourd’hui, au prix de bien des raccourcis, le structuralisme (j’insiste sur l’aspect vague, conventionnel de cette dénomination ; Foucault lui-même refusait cette étiquette) fut une école du désenchantement, ou pour reprendre un terme lui aussi galvaudé : une école de la déconstruction. Malgré les dissensions et les débats, des penseurs comme Deleuze, Derrida, Barthes, Foucault, ou Lacan, ont globalement œuvré dans le même sens : dissolution du sujet et de l’illusion de présence, effacement de la figure de l’auteur, autonomie du fait littéraire. Du côté de la poésie, la situation n’est pas plus rassurante : déjà dans Qu’est ce que la littérature ? Sartre écrivait que le poète ne se sert pas des mots, mais sert les mots, sacrifiant étonnamment pour un existentialiste la subjectivité poétique au profit du langage ; son Baudelaire est une tentative ambiguë de jugement moral de l’homme Baudelaire d’après les journaux intimes, et non de travail sur la matière poétique. Enfin, la poésie s’est mêlée de politique : Aragon, Char, Eluard ont donné à la poésie une coloration inédite, où le travail d’écrivain est subordonné à l’établissement d’une posture. Ailleurs encore, Denis Roche déclare la poésie inadmissible. Partout, c’est l’ère du soupçon. Ce contexte intellectuel et artistique ne favorisait pas l’éclosion d’une pensée de la parole, de l’être et de la présence ; à tout le moins, elle faisait de cette pensée un défi.

Cette thèse aurait d’abord pour ambition de décrire l’inscription historique de la pensée d’Yves Bonnefoy. Une pensée qui semble se développer sur le mode de la résistance. Résistance aux idéologies politiques, aux orthodoxies littéraires, aux querelles de clochers – la distance prise avec Breton témoigne aussi de cette volonté d’indépendance. Résistance à la prétention des sciences humaines et de la philosophie, aux discours sur l’absence d’être et de sujet, la mort de l’homme, l’absence de nature humaine. Mais pour penser cette résistance de la poésie il faut chercher à comprendre cette inscription du discours sur la poésie, ou du discours de la poésie dans le champ de ces discours du savoir. Un texte est fondamental de ce point de vue : la leçon inaugurale au Collège de France, La présence et l’image. Texte remarquable à deux égards : d’abord parce que Bonnefoy y fait une brillante synthèse de sa pensée, un pas en avant du point de vue conceptuel. Une pensée déjà bien établie, essaimée en préfaces et interventions, mais surtout développée dans des livres majeurs : Rimbaud (1961), Rome 1630 (1970), L’Arrière-pays (1972). La leçon inaugurale est aussi remarquable parce que ce texte est conscient de cette avancée, de ce changement de niveau du discours : les circonstances (l’élection, la reconnaissance qu’elle signifie, et qu’il faut assumer) poussent Bonnefoy à tenter de s’inscrire, à sa manière bien sûr, dans le champ des discours du savoir. D’abord, il fait l’effort d’éprouver ses certitudes, ses convictions et ses ambitions au feu des critiques que lui portent implicitement les pensées de l’époque. Il paraît que Foucault avait manifesté son désaccord à l’élection du poète au Collège de France (et on sait le zèle et l’ardeur dont il était capable dans la haine) ; il n’est pas impossible que cette difficulté, parmi d’autres peut-être, ait engendré chez Bonnefoy la nécessité de se justifier, de s’expliquer. Enfin, l’élection au Collège de France intervient assez tard dans la carrière de Bonnefoy. A tout le moins, La présence et l’image rend sensible cette recherche d’un positionnement du discours sur/de la poésie par rapport aux champs reconnus d’investigation philosophique et scientifique. L’intitulé de la chaire créée pour Bonnefoy est significatif, « étude comparée de la fonction poétique », qui se distingue notamment de la chaire de « poétique » de Valéry. L’emploi du mot poésie sous la plume de Bonnefoy demande d’ailleurs à être scrupuleusement étudié. Elle ne se réduit plus désormais à un exercice formel, à une pratique littéraire. La poésie, écrit Bonnefoy, est une attitude de l’esprit, une volonté de lucidité. Shakespeare, Poussin ou Giacometti sont autant poètes que Baudelaire ou Rimbaud. Elle est, selon ses mots, mémoire de l’origine, de l’indéfait, et espoir de le retrouver ; elle est lucidité et conscience de soi, de sa finitude. A propos de la traduction, il écrit que l’on ne traduit pas un poème, mais la poésie. L’expression « fonction poétique » nous met sur la piste d’une force agissante. La poésie telle que l’entend et l’étudie Bonnefoy semble pouvoir s’expliquer tout à la fois grâce à la phénoménologie, la philosophie ou la psychanalyse… mais non, car elle affirme son autonomie et lutte contre les concept,  car  elle résiste. Il s’agira donc d’étudier cette mise à distance des sciences humaines (entendu au sens large) comme acte double de définition et de disqualification. Voire, de définition en vue d’une disqualification consécutive. De façon générale : quelles sont les stratégies de pensée de Bonnefoy ? comment absorbe-t-il tel concept, telle démarche scientifique, pour montrer finalement que la poésie s’en distingue supérieurement ? quelles sont les stratégies d’écriture : quelles métaphores prennent le relais de la pensée ? quels mécanismes de pensée se dégagent : quelles méthodes ? quelles habitudes ? quelle dialectique ? quelles catégories de pensée ? quelles formes prend son jugement ?

Plus généralement, cette étude des stratégies d’écriture, doit venir après une étude de la formalisation de la pensée de Bonnefoy, comment les intuitions et les assertions poétiques sont devenues un savoir. Des premiers textes, « Les tombeaux de Ravenne » (1953), la préface aux Fleurs du mal de 1955, en passant par « L’acte et le lieu de la poésie » (1959), le Rimbaud de 1961, le contre-Valéry (1963), jusqu’aux grands textes ultérieurs, « Baudelaire contre Rubens » (1970 puis 1972), la « Lettre à John E. Jackson » (1976), puis « La présence et l’image » au début des années 80, s’opère la formalisation d’un savoir. Dans le même mouvement, un discours sur la poésie et une pratique critique s’élaborent, donnant forme à une morale de l’écriture, distinguant des catégories et des raisonnements. C’est cet avènement d’un discours, qui cède alors au régime conceptuel, qu’il serait intéressant de suivre, comme une généalogie de la pensée de Bonnefoy. Dans l’introduction du volume intitulé Yves Bonnefoy, poésie, recherche et savoirs (Hermann, 2007), qui rassemble les actes du colloque tenu à Cerisy La Salle en 2006, Patrick Née et Daniel Lançon tentent d’approcher ce positionnement vis-à-vis des savoirs : « il ne s’agrège pas au corps des discours disciplinaires, tout en enrichissant sa pensée des apports de celles d’éminents spécialistes. » Ce propos résume bien l’ambiguïté de l’œuvre de Bonnefoy, que ne détermine pas son affiliation à un champ déterminé du savoir, mais qui, au détour d’une réflexion sur la poésie, ou plus fondamentalement à l’occasion d’un travail sur la peinture, s’exprime sur des domaines du savoir. On pourrait donc poser la question ainsi : qu’est-ce que le discours de Bonnefoy ? quelle en est la nature ? quelle est la place de la poésie par rapport au savoir ? quelle est la place du poète par rapport à celle du savant ?

Eu égard à un titre célèbre de l’essayiste, on peut dire qu’Yves Bonnefoy développe un système de véridiction de la parole. Il cherche à repérer les critères (non plus formels mais essentiellement éthiques) qui font la poésie. Au risque de faire grincer des dents, tentons une analogie entre la poésie et les sciences : « A l’intérieur de ses limites, chaque discipline reconnaît des propositions vraies et fausses ; mais elle repousse, de l’autre côté de ses marges, toute une tératologie du savoir. […] Bref, une proposition doit remplir de complexes et lourdes exigences pour pouvoir appartenir à l’ensemble d’une discipline ; avant de pouvoir être dite vraie ou fausse, elle doit être, comme  dirait M. Canguilhem, « dans le vrai » ». Ce à quoi nous rend sensible Michel Foucault dans ces quelques lignes, c’est la dimension historique dudit système de véridiction, de ce qui fait qu’une science, qu’une discipline valide ou invalide une proposition, et partant l’accueille en son sein ou la rejette hors de ses frontières. Le travail de Bonnefoy, justement, aura été de tenter une redéfinition du domaine de la poésie, son dedans et son dehors , non seulement par des réflexions d’ordre théoriques : conscience de la finitude, opposition de l’éthique contre l’esthétique, dénonciation des mirages de la conscience, œuvre de charité, tels sont quelques-uns des critères de la poésie selon Bonnefoy ; mais aussi par le travail éditorial, l’œuvre de traducteur et de préfacier , Bonnefoy donne à la poésie une certaine mémoire : outre la triade moderne Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud, on trouve bien sûr Shakespeare, mais aussi Marceline Desbordes-Valmore, Yeats, Leopardi, Keats… Il serait donc intéressant de comprendre à quelle pensée de la poésie s’articule (s’oppose ? se relie ?) ce travail, quelle est la teneur historique de ce système d’étude et de véridiction.

*

Reste à définir la place de l’écriture poétique. On ne peut bien sûr pas la réduire à un rôle d’illustration : elle n’est pas un travail secondaire, ni marginal, mais une seconde branche, le lieu d’accomplissement d’un destin. Michèle Finck a insisté sur le cheminement qui a lieu, recueil après recueil, le mouvement d’autocritique, de retour contre soi. Deux pistes me semblent se dessiner : les poèmes et les recueils sont autant d’actes de connaissance, un travail choisi de lectures pourrait peut-être aider à dégager les stratégies d’écriture qui fondent ces démarches de connaissance ; de même, les poèmes peuvent être critiqués au feu même des propositions de Bonnefoy, qui, par exemple, récuse l’alexandrin mais en fait un emploi surprenant dans ses trois premiers grands ouvrages (Du mouvement et de l’immobilité de Douve, Hier régnant désert, Pierre écrite) avant de l’abandonner tout à fait dès Dans le leurre du seuil. Quel sens donner à cette contradiction entre théorie et pratique ? Comment interpréter ce retour à l’alexandrin (entendu au sens large) après Le Cœur-espace, après Anti-Platon et les récits déchirés, bref, autant de textes qui avaient pris leur distance avec la métrique et la sonorité classiques ? Comme s’il s’agissait d’un retour à une discipline dont l’abolition ne serait possible qu’au terme d’une véritable confrontation avec elle. Retour à une forme plus classique de poésie comme pour renouer avec une tradition après les égarements surréalistes. L’occasion, aussi, de mettre en place une solennité, une gravité inaugurales.

Plus généralement, la thèse aurait pour ambition de repérer et d’interroger les contradictions de l’œuvre de Bonnefoy : on sait l’athéisme de l’auteur, néanmoins, on ne peut qu’être frappé par l’utilisation d’un mot comme « salut », par l’affinité particulière qu’il porte à Plotin… pour tout dire, je suis encore peu expert sur ces questions, de nombreuses lectures seront nécessaires.

4 thoughts on “Quelque chose comme un projet de thèse…

  1. Amaury jeudi 18 juin 2009 / 10:03

    Je t’ai déjà dit ce que j’en pense, mais à la lecture de ce texte, me vient l’envie de préciser.
    D’abord concernant Foucault, dont tu convoques beaucoup les concepts. D’après ma petite expérience, cet appareil conceptuel est effectivement puissant, mais aussi changeant, fluctuant. Par exemple le « discours », défini dans l’Archéologie du savoir, mais extrêmement difficile à cerner. (Je ne sais pas si tu l’utilises dans le sens foucaldien). Penser avec Foucault, c’est stimulant, mais écrire avec Foucault, à mon avis, c’est dangereux. Par ailleurs, tout projet intellectuel a son originalité, qui n’est pas subsumable sous quelques concepts, et je sais que tu en es convaincu.

    Ensuite vis-à-vis de ton évocation de « l’ère du soupçon », je vais te faire une remarque d’historien (prend-la donc comme telle !). C’est que, si tu veux t’attacher fermement à une généalogie de la pensée de Bonnefoy, tu ne peux pas simplement invoquer un « air du temps ». Il faut, étape par étape, restituer l’inscription de ce projet vis-à-vis des projets qui lui sont proches, étrangers, concurrents, etc. Donc de toute évidence, il te faudra te plonger dans toute cette littérature des années 50-60, interroger les lectures (concrètes : quels livres a-t-il le plus attentivement lus) marquantes dans la trajectoire intellectuelle de Bonnefoy.

    Et puis enfin, il me semble vraiment important, comme tu le suggères, de ne pas séparer poésie et discours sur la poésie, mais de les confronter, pour voir comment ils se heurtent ou se chevauchent.
    La question qui me semble particulièrement intéressante, en rapport avec ça, c’est : « comment absorbe-t-il tel concept, telle démarche scientifique, pour montrer finalement que la poésie s’en distingue supérieurement ? »
    Car être professeur au Collège de France, ce n’est plus (ou moins) être au coeur de la parole pure (ou qui se veut telle) de la poésie, mais bel et bien emménager dans la maison du savoir.
    Et là la question se pose avec urgence : l’étude de la « fonction poétique » cherche-t-elle à s’inscrire dans le champ des sciences humaines, selon une démarche d’autonomisation disciplinaire (ce que l’on voit à l’oeuvre depuis quelques années avec la traductologie, que tu connais bien), ou bien cherche-t-elle à « s’en distinguer supérieurement », en se posant comme une sorte de méta-discours sur le « vrai » (la poésie), de manière un peu analogue à la philosophie ?

    Je me permets de te donner quelques indications bibliographiques pour creuser cette dernière question (disciplines, sciences humaines, etc) :
    – Il y a d’abord le livre de Jean Boutier, Jacques Revel et Jean-Claude Passeron (mais là je prêche pour ma paroisse…) : Qu’est-ce qu’une discipline ?, aux éditions de l’EHESS, 2006. C’est un peu aride, mais cela fait le tour, je crois, sur les questions d’autonomisation, de changements de paradigme (Kuhn), etc.
    _ Ensuite, en rapport à la parole poétique comme « fonction » et à la question de la présence/absence de l’auteur, il y a l’article célèbre de Foucault, « Qu’est-ce qu’un auteur ? », repris dans le tome 2 des Dits et écrits chez Quarto, où est esquissée l’apparition d’une « fonction auteur » dans la culturelle occidentale.
    – Et puis pour finir, le livre déjà ancien mais qui continue de travailler les sciences humaines (donc en rapport avec la question ci-dessus : Bonnefoy entend-il s’inscrire dans la démarche des sciences humaines ou, quelque part, à les « dépasser » ?) de Jean-Claude Passeron : Le raisonnement sociologique, qui a été récemment réédité dans la Bibliothèque de l’évolution de l’humanité.

  2. Maxime jeudi 18 juin 2009 / 10:34

    Tout d’abord merci pour l’attention que tu portes à ce projet… qui n’en demeure pas moins une première ébauche.

    – Le mot discours pose en effet problème, demande une clarification, et je dirais pour commencer que je l’emploie dans un sens plus général que Foucault : un discours sur la poésie, désigne, en gros un corps de données sur la poésie, obtenues empiriquement (par la lecture et l’expérience personnelles), et avec lesquelles il élabore une définition de ce qu’est (voire devrait-être, il y a un relent normatif chez YB) la poésie. Ma question étant : comment se constitue une pensée de la poésie, quand elle se mâtine des savoirs et qu’elle les réfléchit à son tour. Mais justement, c’est tout le problème de mon sujet, c’est que j’aimerais bien montrer l’inscription de ce discours (propos, réflexion, méditation) dans un champ plus vaste : d’abord le contexte intellectuel.

    – Je te demanderai un droit d’utilisation pour la formule « emménager dans la maison du savoir », que je trouve absolument juste, et très foucaldienne (Michel, sors de ce corps !). En effet, c’est tout le problème de l’autonomisation qui se pose, et merci de m’avoir rappelé ce concept. Quid de la poésie dans le champ des savoirs ? – « champ » voilà un concept qu’il faudra que je définisse bien aussi. Autonomisation, aussi, dans le champ, ou du champ de la littérature, des Lettres. J’ignore s’il est parvenu à une autonomisation de la poésie, peu importe d’ailleurs, il n’en demeure pas moins que ce vœu l’a animé, qu’il a rêvé quelque chose de ce genre. Il y a un reste d’esprit positiviste chez Bonnefoy, presque messianique – non, je suis méchant là ! ce n’est pas Benjamin tout de même.

    – Merci pour les références bibliographiques ; de même je suis preneur si tu as sous la main les références des textes de Bourdieu dont tu m’as parlés, plus pertinents selon toi que Les règles de l’art.

  3. Amaury samedi 20 juin 2009 / 9:01

    Sur la notion de « champ » qui est partiellement passée dans le langage courant, attention tout de même aux susceptibilités littéraires… :)
    Il faut lire Bourdieu, mais aussi ses critiques (par exemple Bernard Lahire, détesté par les fidèles du bourdieusisme et maître d’oeuvre récemment d’un recueil à la découverte : Le travail sociologique de Pierre Bourdieu, dettes et critiques).
    Je n’ai pas en tête les références précises, et je manque de temps en ce moment, mais il y a tout de même « Champ intellectuel et projet créateur », son article pionnier sur la question, publié dans les années 60 dans les Temps modernes. Quant aux Règles de l’art, ce n’est pas parce qu’il m’a semblé moins convaincant qu’il ne faut pas le lire ! Je crois que j’étais déjà passé à autre chose, et surtout que j’étais fatigué de la phrase bourdieusienne, qui atteint dans les années 90 le summum de sa lourdeur… Dans les Règles de l’art justement, je pense que tu pourras trouver des références d’articles antérieurs (souvent publiés dans les Actes de la recherche en sciences sociales, consultables gratuitement sur internet). En appendice de l’édition en Points Seuil, il y a une lecture de l’Education sentimentale qui a dû faire vomir plus d’un littéraire, mais qui, a mon sens, vaut vraiment le détour ;)

  4. jean paul galibert vendredi 22 avril 2011 / 11:31

    les contradictions, c’est en poésie sans doute
    qu’elles sont le moins contradictoires
    si elles le sont quelque part
    ce dont je doute
    fort

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