« Adieu », poème

Voilà l’ultime sonnet consacré aux arbres, en forme de conclusion, d’épilogue. En écrivant ce poème, je pris peu à peu conscience que j’étais en train de récrire « Sailing to Byzantium » de Yeats. Non seulement je cite ce poème (« unless / Soul clap its hands and sings, and louder sings »), mais le titre, l’aspiration à une métamorphose, la croisière vers une autre rive où brûle un feu rédempteur… tout me semble guidé par ce grand poème de Yeats. J’ignore donc ce que vaut ce poème, mais il me semblait nécessaire de mentionner cette influence, cette obsession.

*

ADIEU

Mais il faut, je le sais, que je meure.
Oh ! laisse-moi rêver à ma métamorphose,
Et grandis, dans cette autre lumière,
Sur ta rive de brume, lointaine, incandescente.

Un bras de ce feu se détache, s’envole,
Qu’attise le souffle recueilli du temps ;
Un chant se fait là-bas… mon âme frappe,
Frappe des mains plus fort encore…

Je le sais qui m’invente, déjà dans l’avenir,
Défait mon désespoir et ma pauvreté,
Et lave enfin le front noirci des morts
Que l’obsession ne lâche pas.

– Que je ne cesse pas de me débattre, de lutter
Car c’est d’épuisement que je dois mourir.

© Maxime Durisotti, sept. 2008

One thought on “« Adieu », poème

  1. versionscelestes dimanche 5 octobre 2008 / 15:26

    J’ai aimé!

    Poésie: Réécritures des réécritures?

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