« Les arbres », poème

Courbet Chene

*

LES ARBRES

Colloque léger d’air et de feux ; sommeil
Traversé de lumière dans le secret
De vos branchages mêlés. – Oui,
C’est ainsi que vous explorez le temps.

Ou bien c’est une ronde parfois :
Haute, lointaine, et tristement je rêve
De partager votre intelligence… Quelle aube,
Quelle illusion célébrez-vous, ô lucides danseurs ?

– Et qui, autant que vous, peut recueillir
La parole des morts quand, lune éparse,
Elle se brise dans vos feuillages ?

Et ce fleuve s’accroît : « Sauras-tu, dit-il,
Si dignement soutenir le cortège ? – Désire,
Et laisse-moi grandir à contresens. »

© Maxime Durisotti, 2008

*

Alechinsky_Arbre

Illustrations : Gustave Courbet, Pierre Alechinsky

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