« Schumann », poème

SCHUMANN

Nous ce brouillard de l’une à l’autre dune,
Grappe d’eaux mêlées, de vents noués…
Mais où insiste, pourtant, l’épaule d’un désir.
Il mord le cœur répandu. Son aile prise

Dans le feuillage et l’ombrage obliques d’un rêve
Attend le nombre, la voix claire, le vent qui la détende.
– Souvent je pense à toi, Schumann, quand tu rôdes
Sur la berge enivrante, cherchant

A délivrer le trait simple du Rhin, le bas
Coulissement des couches de son lit, sa gloire
Sillant les plaines de ta mémoire pastorale.

Et l’orage où tu bats
Se dénouera dans l’argent de pluies claires
Et souriantes, et bénira ton geste.

© Maxime Durisotti, 2008

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